NOUVELLES FORMES DE LOGEMENTS SENIORS
La colocation entre seniors ou entre générations
Des modes de logements alternatifs émergent et se multiplient pour diversifier l’offre de logements à destination des seniors. Cette semaine, nous nous penchons sur la tendance des colocations pour les seniors.
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Avec l’âge, il devient parfois difficile pour les séniors de vivre à domicile, surtout lorsqu’ils se retrouvent seuls. Sécurité, solitude et isolement social, sont des facteurs déterminants à partir d’un certain âge, à l’adoption de nouvelles formes de logements. Pour y pallier, EHPAD, maisons de retraite et résidences services, sont des structures traditionnelles auxquelles adhèrent de nombreux séniors.

Cependant, elles ne sont pas uniques. Des modes de logements alternatifs émergent et se multiplient pour diversifier l’offre de logements à destination des seniors dépendants ou non. Avantage supplémentaire : le coût ! Ces initiatives sont moins onéreuses que les réseaux classiques empruntés par la majorité de nos ainés. Le choix de logement diffère notamment selon l’état de santé du sénior, de sa situation familiale, de sa situation géographique et de ses revenus. Colocation, nouvelles résidences services, habitat inclusif,  petits appartements… Faisons le point au travers d’une série d’articles.

La colocation entre séniors ou entre générations

A l’instar des étudiants, les séniors tendent de plus en plus vers un habitat partagé avec une personne de leur âge ou plus jeune qu’eux. Rompre avec la solitude, rencontrer de nouvelles personnes ayant un intérêt et des valeurs communes, améliorer sa qualité de vie ou payer un loyer moindre sont les motivations pour s’engager de vivre en colocation. En effet, de nombreux avantages demeurent à la cohabitation avec nos pairs.

Premièrement, la colocation est un excellent rempart contre l’isolement social. Assurément, avec l’avancée en âge, les séniors se sentent davantage seuls. Le départ à la retraite modifie considérablement le rythme de vie, diminue les interactions sociales quotidiennes par la perte des relations de travail, et engendre l’apparition d’un sentiment d’exclusion. L’altération du lien social est renforcée par l’éclatement familial. Les enfants ont quitté le foyer familial et s’éloignent parfois drastiquement de leur domicile en raison de la mobilité professionnelle imposée. La perte du conjoint consolide également la dégradation des interactions sociales. Sans travail, sans famille à proximité et sans conjoint, l’isolement gagne du terrain causant un risque important de perte d’autonomie.

Effectivement, cette dégénérescence engendre des difficultés à communiquer et à se déplacer. Le faible revenu du sénior fortifie aussi la disparition de relation sociale. Plus les revenus sont faibles plus les contacts avec les commerçants, les associations, le voisinage ne sont plus exploités. Cet isolement se double d’une exclusion numérique. Dans une société de plus en plus mobile, internet pallie l’éloignement en permettant de rester en contact avec ses proches.

S’entourer et partager son logement et les repas et les autres moments en commun est la solution pour ne plus être seul et de développer de nouveaux liens. Les relations humaines sont un facteur clé pour bien vieillir et retarder au maximum la perte d’autonomie.

Être entouré dans son lieu de vie est synonyme de présence. Cette compagnie quotidienne est rassurante pour nos ainés. Effectivement, la cohabitation permet de prévenir contre la perte d’autonomie des séniors. Inconsciemment, ces derniers vont continuer à exécuter des gestes simples de la vie quotidienne. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’aide et la bienveillance au quotidien, de leur colocataire, tranquillisent leurs actes.

Si un sénior chute, son colocataire pourra le relever. Si il se trouve dans l’impossibilité de l’effectuer, il pourra prévenir les secours pour le venir en aide. A l’inverse, si le sénior était seul, il n’aurait probablement pas pris l’assurance de se changer par ses propres moyens par exemple. Attention ! Le colocataire n’a pas le statut d’aidant, ni d’un auxiliaire de vie, ni d’infirmier.

La cohabitation : une solution gagnante pour tous !

Les colocations intergénérationnelles permettent de répondre aux besoins actuels aussi bien des seniors que des étudiants ou jeunes actifs.

Assurément, les étudiants souffrent depuis quelques années du déséquilibre de l’offre des logements par rapport à la demande. Les jeunes éprouvent des difficultés à dénicher un logement pour leurs études supérieures. Par conséquent, ils s’orientent vers une colocation, notamment intergénérationnelle. Effectivement, certains domiciles de senior sont sous-occupés en raison du départ de leurs enfants du foyer ou de l’absence de petits-enfants.

Parallèlement, nombreux séniors disposent d’une faible retraite. Ainsi la colocation qui permet d’être logée à moindre cout par la division du loyer par exemple, est une réponse indigente. Pareillement, pléthores étudiants sont précaires et privilégient de payer leur loyer au détriment d’une nourriture équilibrée. La chambre mise à disposition par le senior peut parfois être gratuite en contrepartie de services réguliers pour l’hôte.

La colocation-sénior traduit un partage de logement entre un ou plusieurs séniors. Développé en Europe du nord, ce concept est de plus en plus plébiscité par ces derniers. Cette forme de logement permet également au sénior de conserver son autonomie et son indépendance.

En effet, la colocation permet au sénior d’avoir sa propre chambre et parfois sa salle-de-bain privative qu’il meuble comme il le souhaite. Ils partagent des espaces de vie communs tels que le salon, la salle à manger ou encore la cuisine. Le grand plus par rapport aux maisons de retraite : les animaux de compagnie sont autorisés !

Pour ceux qui ont besoin de soins quotidiens, les colocataires seniors peuvent faire appel à une infirmière indépendante par exemple, à l’inverse d’une maison de retraite où tous résidents est suivis 24h/24. Ici les seniors peuvent compter également sur leurs pairs au cours de la nuit. Si l’un des colocataires a besoin d’aide ou est en détresse, un senior peut appeler les secours.

Les seniors adhérant à cette cohabitation veillent les uns sur les autres. Avoir des amis et être chez soi en même temps est donc possible !

Voici quelques associations agissant pour cette alternative à la maison de retraite :

La cohabitation entre génération nommément intergénérationnelle se définit comme la mise à disposition d’une chambre par un sénior pour un jeune en échange de quelques services quotidien à l’hôte. Ces services de bons procédés peuvent prendre la forme de soins, de cuisine ou de présence à des horaires définis.

D’autres services peuvent être demandés selon les besoins de l’hôte. Cet engagement engendre une rémunération à moindre cout. Seule une contribution aux charges est demandée. Le contrat signé par les parties ne prend donc pas la forme de bail ou de contrat de travail mais d’une convention d’hébergement. L’hôte perçoit une contrepartie financière, constituant un revenu supplémentaire à sa retraite. Ce complément permet de réduire les couts liés notamment à la santé tels que le financement de l’aménagement nécessaire à l’adaptation du domicile du sénior.

Pour alimenter cette solution, des associations mettent ainsi en relation un étudiant souhaitant un logement et un sénior proposant une chambre.

Les sites proposant des colocations inter-générations :

Les grandes agglomérations universitaires sont évidemment particulièrement touchées par ce phénomène.

Soyez vigilant ! Cette colocation ne doit pas être confondue avec un habitat intergénérationnel. Celui-ci désigne un ensemble de logements disposés à accueillir des générations différentes tels que des étudiants et des séniors par exemple. A la différence de la cohabitation, les résidents de l’habitat intergénérationnel ne partagent pas le même toit mais la même résidence comme les crèches intergénérationnelles qui s’installent dans des maisons de retraite.  

L’offre des colocations est variée ! De l’habitat inclusif au projet solidaire ou le partage d’hébergements plus classiques. Les prix sont donc variables en fonction de la localisation du logement, mais aussi du bailleur et de la nature du bien.  

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