Logements seniors : L’habitat coopératif

Une solution alternative pour les seniors ouverts sur le monde

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Longues listes d’attente des maisons de retraite, cout des places dans les logements pour personnes âgées, sont autant de difficultés pour les seniors qui n’ont pas anticipé leur vieillissement. Pour y pallier, vous souhaitez bien vieillir et rester acteurs de votre vie ?

L’habitat coopératif à Chamarel-les-Barges (69) propose de vieillir en citoyen (ouvert sur la cité) ! Cette expérience pionnière pose les jalons, en 2017, d’une nouvelle vision du vieillissement et de la propriété. Cet habitat laisse penser à la maison des Babayagas, un lieu autogéré où les colocataires féminines sont solidaires, écologistes dans l’âme et citoyennes.

Maisons de retraite médicalisées, colocation entre senior, colocation intergénérationnelle, habitat inclusif, habitat coopératif ou projets d’habitats solidaires… Les logements pour les seniors sont donc très variés et doivent être étudiés le plus tôt possible pour choisir celui qui vous correspond le mieux !

✅  Plus d’informations sur l’habitat participatif : Habitatparticipatif-france.fr

L'habitat coopératif : qu'est-ce que c'est ?

L’habitat coopératif est synonyme de gestion collective et régulée du projet et du lieu de vie. Ainsi, la première coopérative d’habitat pour personnes vieillissantes en France, a été pensée, réfléchie pour et par une vingtaine de seniors sous le modèle de la démocratie. Avant la création de leur lieu de vie, le groupe initiateur du projet s’est réunis pour prendre des décisions afin de faire des choix.

Par exemple, le groupe ne souhaitait pas que les loyers de l’habitat coopératif soit supérieur au prix du marché des locations en logements neufs à Vaulx-en-Velin. Par conséquent ils ont renoncé aux terrasses au profit de petits balcons. Attachés au développement durable, ces coopérateurs ont souhaité isoler l’habitat en paille.

Quant à la réflexion de la conception du bâtiment, ils ont collaboré avec une association pour les personnes en situation d’handicap. Ils ont donc notamment opté pour des tiroirs dans la cuisine, plutôt que des placards, davantage adaptés à leurs âges.

Les décisions ne se sont pas interrompues à la conception de l’établissement. Elles se poursuivent hebdomadairement depuis la livraison de l’immeuble en juillet 2017. Assurément, à Chamarel les habitants se réunissent toutes les semaines, or périodes de vacances, pour une durée de deux heures et demie. Ces séances sont rythmées par les débats du groupe. Toutes les décisions sont prises par le groupe sur le principe « une personne égale une voix ».

Mensuellement, une assemblée générale constituée des quarante adhérents de l’association Chamarel dont les résidents de l’habitat coopératif, se tient également. Des commissions d’aménagements extérieurs ou d’éducation populaire notamment se sont formées. L’un des sujets de discussion qui a suscité le plus de débats est le jardin. Entre permacultures et jardins ordonnés, les dialogues s’opposent. Cette assemblée détient pléthores responsabilités tant sur le nettoyage, sur la gestion des espaces communs aux relations avec l’extérieur que sur les dossiers administratifs et financiers.

A quoi ressemble un habitat coopératif ?

Chaque projet est différent car unique ! Dans le cas cité plus hait, l’immeuble de quatre étages, regroupant T2 et T3, se situe à Vaulx-en-Velin, près de Lyon (69). Il offre plusieurs espaces communs tels que deux chambres d’amis, une salle commune avec cuisine, un atelier bricolage, une buanderie, un bureau pour l’association, une cave ou encore un garage à vélos. L’immeuble en constante préoccupation pour le vieillissement, a été pensé pour être fonctionnel. Ce dernier est doté d’un ascenseur, de coursives larges, des portes coulissantes, des douches italiennes, ou des placards escamotables.

Qui peut habiter dans ces logements ?

Pour y résider, il est nécessaire d’avoir plus de soixante ans et d’être retraité. Être adhérent de l’association depuis six mois minimum est également une autre prérogative. Cette obligation permet au futur résident de l’habitat inclusif de connaitre le fonctionnement de la coopérative et d’apprendre à connaitre les résidents actuels. Si tous ces paramètres sont réunis les membres actuels des résidents l’adopteront par cooptation.

Ainsi, les seniors qui y résident doivent partager diverses valeurs communes. Les habitants ont conscience que l’habitat coopératif est un autre modèle de fonctionnement économique et juridique. Être coopérateur c’est acquérir une part sociale et le montant de la redevance selon ses revenus. Propriétaire et locataires collectivement de l’immeuble et du terrain, la non-spéculation est l’une des valeurs également qui les unissent. Ces habitants ont un autre rapport au patrimoine puisque le montage financier et juridique rend impossible la spéculation immobilière. Laisser un patrimoine à ses descendants n’est donc pas réalisable. Les résidents se doivent d’être solidaires financièrement.

Pourquoi ? Communément, pour devenir résident il est obligatoire d’apporter 30 000 € sous forme de parts sociales, récupérable si il quitte l’habitat. Cependant, cette somme initiale à toute entrée à l’habitat coopératif n’est pas détenue par tout le monde. Par conséquent, afin de résoudre les difficultés d’apports personnels dans les coopératives d’habitants les résidents de Chamarel ont donné plus d’argent pour permettre à d’autres d’y rentrer avec une ressource moindre. Enfin, les habitants ont à cœur de rester acteur de leur vie le plus longtemps possible. Tant sur le plan architectural que sur le plan organisationnel, l’organisation coopérative permet à chacun de participer à la vie collective.

Ce modèle d’organisation admet à chacun l’exercice de sa citoyenneté (ouverte sur la cité). La participation à la vie locale favorise cet exercice par l’aménagement du lieu de vie afin qu’il soit ouvert et disponible à d’autres groupes notamment. Effectivement, l’habitat coopératif est ouvert sur l’extérieur. Les animations culturelles et sportives s’exercent dans la salle commune de l’immeuble n’ont pas pour animer les habitants mais pour s’ouvrir aux autres et accueillir d’autres groupes de diverses générations. De plus, la construction d’un réseau de seniors faisant le choix de vivre en coopérative d’habitants favorise la participation à la vie collective.

Comment ? Les organisations de rencontres nationales constituent et développent un socle commun de connaissance et de compétence réexploitable pour les futurs projets coopératifs.

Quel budget prévoir pour y résider ?

En 2019, les habitants payaient une redevance de 600 € pour un T2 et de 800 € pour un T3. Ce loyer mensuel permet de payer les charges et de rembourser le prêt du projet s’élevant à 2,46 millions d’euros, accordé par le Crédit Agricole. Pour illustrer, chaque logement paye 90 € de chauffage au gaz, prix nettement bas grâce à l’isolement en paille.

Le concept de coopération par une population vieillissante séduit de plus en plus. A tel point qu’un groupe de seniors de Bègles, nommé les « boboyaka », a pour projet de créer un lieu de vie qui se veut ouvert sur le quartier, intergénérationnel grâce à la crèche, aux studios étudiants et aux chambres pour les accompagnements de l’hôpital.

Faire le choix de ne pas vivre en maison de retraite n’est pas anodin. Effectivement, les seniors souhaitent un logement adapté à leur besoin. A chaque senior, son mode d’hébergement ! Parmi l’offre plurielle d’habitat alternatif à la maison de retraite il est donc assurément primordial d’examiner leurs critères spécifiques.

Ci-dessous la liste non-exhaustive d’indications pour choisir son futur logement :

  • Son degré d’autonomie : il peut être calculé au moyen de la grille nationale d’évaluation AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources)
  • Ses ressources : Certains logements alternatifs à la maison de retraite sont onéreux surtout les habitats privés. Pour y pallier, n’oubliez pas que de nombreuses aides sont à votre disposition pour aspirer à votre logement de vos rêves ! Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), Aide Personnalisée au Logement (APL), Aide Sociale à l’Hébergement (ASH), Allocation de Solidarité aux Personnes âgées (ASPA), Prestation de Compensation du Handicap (PCH) sont autant d’aides qui peuvent pallier votre faible revenu de retraite.
  • Les services proposés : Ils peuvent être inclus au loyer ou optionnels tant pour les EHPAD que pour les EHPA
  • La localisation, l’environnement, le cadre de vie offert : ils doivent être pris en compte selon vos besoins, vos désirs et vos projets
  • L’attente avant de pouvoir prétendre à un logement
  • Autorisation des animaux domestiques : ce critère peut être décisif dans le choix d’un logement pour une personne âgée qui le considère comme un membre de sa famille.

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